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The contexte~

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MessageSujet: The contexte~ Sam 14 Mar - 16:48






Contexte



Vous faites partie des rares chanceux qui ont réussi à réchapper du laboratoire et des expériences folles que vous ont fait les scientifiques. Cependant vous n'êtes plus le même et pouvez sentir des changements dans votre corps. Vous ne savez où aller et devez vous cacher, au risque d'être tué par les habitants effrayés. Vous vous sentez irrémédiablement attiré vers un endroit, il semble même vous appeler. Vous décidez alors de suivre votre instinct et plonger dans une mystérieuse forêt qui semble envelopper chacun de vos pas. Vous vous stoppez devant un gigantesque manoir qui semble être une école, une jeune fille ayant aussi subi des changements similaires aux vôtres vous attend devant. Elle vous accueille dans ce gigantesque manoir qui est en fait un pensionnat pour toutes les personnes comme vous. Mais tout d'abord laissez-moi vous conter l'histoire de sa création et plus particulièrement celle de cette jeune fille, la première cobaye étant sortie vivante de ces laboratoires.

Une jeune fille aux longs cheveux roses était allongée sur le trottoir, seulement couverte d’un drap sale. Elle avait presque 16 ans et n’avait que la douleur pour seul souvenir, ainsi qu’un passé trop lourd à porter. Elle était bien la première mais pas la dernière. Agitée de soubresaut, elle ne savait pourquoi, elle commença à penser. Ce qui fut sans doute sa pire erreur. Les souvenirs refluèrent en même temps que la douleur et les larmes. Ne pouvant résister elle se laissa couler sur le fleuve de son esprit et se laissa naviguer sur ses souvenirs.  
« Tina ! Tina ! Oyh Tina !! », geint une voix
La concernée baissa la tête vers la jeune fille qui lui tirait la main. Il devait être 23h et leurs parents les avaient foutues dehors, prétextant qu’elles avaient besoin d’air frais. Tina n’avait beau avoir qu’11 ans elle savait bien que ce n’était qu’une excuse pour pouvoir baiser toute la nuit comme des porcs.  Elle soupira et prit sa petite sœur de 9 ans dans les bras. Elle aurait tellement souhaité que ce petit ange vive dans une vraie famille, mais on ne choisit pas où l’on naît. Triste réalité.

«Ne t’inquiète pas ma puce… Ça te dit d’aller au Mcdo ? », demanda la plus grande
« Oui ! », s’extasia la petite

Tina sourit et la reposa au sol, lui prenant la main. Elle se dirigea vers une ruelle sombre, menant directement au fast-food. Elle ne remarqua pas les yeux qui les regardaient. Ne sentit pas le vent dégagé par le bond. N’entendit pas le bruit de la lame qu’on sortait du fourreau. Elle ne vit que le sang, le noir et plus rien.

Elle rouvrit les yeux, se trouvant dans une immense cage aux barreaux d’acier, sa sœur, dieu merci, posée contre elle. La jeune fille se traîna vers sa cadette pour la prendre dans ses bras, faisant abstraction de la douleur qu’elle ressentait dans les côtes. Une fois qu’elle sentit sa petite sœur en sécurité, lovée contre elle, elle releva la tête pour observer l’endroit où elles se trouvaient. Sombre, froid, et glauque. On pouvait voir de nombreux instruments sur les machines, des scalpels et ce genre de choses, et d’autre enfants dans des cages similaires. Ils semblaient en aussi bon état que Tina et sa sœur, ce qui n’était pas pour la rassurer. Un homme en blouse blanche entra, le visage froid et dur, pourtant on pouvait voir une lueur d’amusement cruel dans son regard. Il posa ses yeux sur les deux jeunes filles et son visage se fendit d’un sourire. Apparemment il avait trouvé sa proie. Il s’avança et ouvrit la porte de barreaux, attrapant comme si de rien n’était la petite Morgane. Tina se jeta sur elle en hurlant, saisissant sa petite sœur de ses frêles bras, ne rencontrant que le bout d’une chaussure qui lui heurta violemment la mâchoire et l’envoya valser contre les barreaux à l’autre bout de la cellule.  La jeune fille retomba face contre terre, évanouit, sous les yeux larmoyant de sa cadette.


Elle se réveilla, enchaînée sur une table d’opération. Son esprit embué mit quelques secondes à comprendre puis la torpeur laissa place à la douleur et elle se mit à hurler. Elle hurla encore et encore, de toutes ses forces, mais les hommes en blouse blanche ne bronchèrent pas. Elle ne savait pas pourquoi elle était là, sur la table qu’elle avait regardée quelques minutes plus tôt du coin de sa cellule. Le fait était qu’ils continuaient de charcuter son corps, toujours plus, implantant de nombreux circuits électriques. Tandis qu’ils fouillaient dans un tiroir à la recherche d’elle ne savait quoi, la patiente profita de ce qui lui restait de conscience pour explorer la pièce du regard une nouvelle fois. Aucune trace de sa sœur. Entendant le tiroir se refermer, elle tourna la tête avant de blêmir, voyant le prochain instrument de torture, qui n’était autre qu’un cutter. Plusieurs hommes en blouse blanche la saisirent à l’emplacement des chaînes, la détachant et la retournant d’un geste brusque. L’homme au cutter s’avança, faisant crisser la lame hors de son fourreau tandis que la sueur coulait sur le dos de la jeune fille. Les scientifiques la lâchèrent une fois qu’ils s’étaient assuré qu’elle était bien attachée et sortirent de la pièce. Celui au cuter s’avança et glissa sa lame sous le t-shirt tirant vers le haut et déchirant entièrement le tissu qui lui couvrait la partie arrière du corps. Ce fut à ce moment que les autres scientifiques sont revenus avec une petite boîte en verre. Ce fut aussi à ce même moment que l’homme planta profondément le cutter dans son dos, lui faisant lâcher un cri de douleur et trembler l’ensemble des frêles enfants qui regardaient la scène. Il lui ouvrit le dos sur le côté droit de la colonne vertébrale, d’une bonne longueur de 10 cm avant d’attraper le contenu de la boîte en plastique et de lui coller à l’os de la colonne vertébrale. Il réitéra la même opération de l’autre côté tandis que la petite fille se perdait en cris et en gémissant de douleur, les pleurs inondant la table, la douleur trop vive pour qu’elle tombe inconsciente. Il s’occupa de lui recoudre la plaie, prenant son temps pour la faire languir et faire durer son plaisir. Lorsqu’enfin ce petit jeu malsain fut fini, les scientifiques quittèrent la pièce, la laissant agonisant, attachée au bord de la table, noyée dans sa propre douleur.  L’horreur continua encore pour la jeune fille pendant 5 longues années. Elle ne voyait plus le temps passer, ne comptait plus les séances de torture ou de test sur son corps, ni même celle d’implantation de nouveau fil électrique et encore moins les innombrables enfants qui mouraient. Seul son corps résistait, tandis que son esprit commençait à se broyer. Elle avait perdu depuis longtemps l’espoir de revoir sa sœur, qu’elle savait déjà morte.
 
Un matin pluvieux, elle pouvait entendre la pluie clapoter contre le mur et ruisseler à travers les fentes entre les briques de pierre. Ce fut ce matin que tout changea.

Les scientifiques avaient été découverts par la police et ils venaient de débarquer dans l’immense bâtiment. Tina y vit sa chance et choisit de la saisir, faisant semblant d’être morte, allongé sur le sol dur et froid de la cellule. Elle entendit les pas précipités et les voix paniqués de ses bourreaux, de ce qu’elle comprenait ils étaient profondément déçu que leur sujet de test si avancé soit mort, si proche du but, mais qu’ils n’avaient plus le temps et qu’ils devaient se dépêcher de l’amener à l’incinérateur. La seule mention de cet objet lui fit froid dans le dos et elle réprima un frisson. Elle attendit patiemment que ses geôliers ouvrent la porte de la cellule et s’approche pour bondir. Elle n’aurait pas cru pouvoir se mettre debout et user de ses muscles au bout de si longtemps mais force était de croire que le désespoir pousse à des choses folles. Le tout était de savoir que cette jeune fille fuyait pour sa vie, pour sa liberté qu’on lui avait volée tant d’années. Emportée par la rage, elle planta ses longs ongles dans la chair qui apparaissait à portée de mains, mordant, déchirant, lacérant, jusqu’à ce que le derniers corps retombe au sol, mort. Elle sortit de la pièce, ses mains ensanglantée laissant des tâches pourpres sur le carrelage blanc. Elle entendit des voix, sans doute les policiers, et courut pour les rejoindre, leur expliquer  qu’elle était une victime ici. Seulement elle avait omis un détail, sa main couverte de sang frais.  Face aux forces de police, braquant leurs armes sur la « cobaye », elle comprit l’horreur de la situation. Où qu’elle aille, elle n’aurait d’allié ni dans les forces de l’ordre ni parmi les citoyens, elle devait fuir. Seule. Elle tourna le dos et s’enfuit à travers la pièce, courant sur ses frêles jambes encore tremblantes. Il n’y avait pas d’issue à part la mort. Elle plongea à travers la fenêtre du quatrième étage de ce bâtiment lugubre, fermant les yeux, s’apprêtant à heurter le sol de plein fouet et se confronter à l’apesanteur. Cependant ça n’arriva pas. Tout ce qu’elle sentit fut un déchirement dans son dos qui lui fit lâcher un cri de douleur et elle entendit un bruit de déploiement et tourna la tête, remarquant avec effarement des ailes similaires à des chauve-souris, en plus grand et noir, ainsi qu’une queue de démon en as de pique. Ces salops l’avaient donc modifiée génétiquement pour créer une de ces créatures de cauchemar, en plus de lui implanter des circuits électriques tout au long de son emprisonnement pour la transformer en robot dénué d’humanité. Tandis que Tina puisait dans toutes ses forces pour tenter d’utiliser ses nouvelles capacités et fuir, deux grands sentiments faisaient rage en elle. Son envie de mourir et sa soif de sang.

Elle volait depuis plusieurs heures et ses forces commencèrent à l’abandonner, commençant par la disparition de ses ailes  qui entraîna une chute vers le sol. Ce fut à ce moment qu’elle se souvint et qu’elle revit le cauchemar.

Elle se redressa, prenant appui sur son coude, l’air misérable avec le faible tissu sur ses épaules qui la protégeait à peine du froid. Grinçant des dents, elle se mit à genoux, puis debout et se traîna à travers la ville, vers la montagne au loin. Durant sa traversée difficile, où elle était resté cachée pendant des journées entières pour ne pas se faire repérer, elle avait entendu de nombreuses personnes parler des « labos » et des expériences. Elle comprit alors que l’horreur n’était pas finie, que d’autres enfants étaient enlevés et modifiés génétiquement, subissait des expériences comme des rats en laboratoire. Elle savait qu’eux aussi, comme elle, s’ils arrivaient à en échapper n’aurait aucun endroit où aller. C’est donc avec ces sombres pensées qu’elle rôda jusqu’en dehors de la ville, vers la forêt. Tête baissée et le regard fixé au sol, elle remarqua que le sentier menant à la forêt se divisait de façon presque invisible. Intriguée, elle décida de le suivre.
Elle marcha longtemps à travers les haies d’arbres, jusqu’à ce que la lune soit haute, avant que le sentier commence à s’élargir, montrant un immense bâtiment au milieu d’une clairière. Un paradis en quelque sorte, très loin de la ville et perdu dans la forêt. Elle entra timidement et constata avec étonnement qu’il était très bien conservé. Ayant fait le tour, elle décida alors d’en faire un pensionnat mais par-dessus ça, un lieu de refuge pour les personnes comme elle, qui n’avaient nulle endroit où aller. Ce fut de cette manière que naquit le pensionnat Shinsekai.
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